Le diagnostic précoce des Troubles du Neurodéveloppement (TND) est une priorité pour favoriser le développement de l’enfant. Ce parcours, structuré et coordonné, permet de passer du simple doute à une prise en charge adaptée et évolutive.
1. Le repérage : une vigilance partagée
Tout commence par l’observation de signes d’un développement inhabituel. Ce repérage peut être effectué par l’entourage proche (famille) ou par les professionnels qui côtoient l’enfant : petite enfance, Éducation nationale, médecin traitant, PMI ou réseaux de suivi des enfants vulnérables
2. La consultation de 1er niveau : lever le doute
Dès que des doutes apparaissent, une consultation de premier niveau est organisée auprès d’un médecin généraliste, d’un pédiatre, de la PMI ou d’un médecin scolaire
Cette étape cruciale débouche sur deux possibilités :
•La levée du doute : s’il ne s’agit pas d’un TND, le parcours s’arrête ici
• La confirmation de signes d’alerte : le médecin oriente alors l’enfant vers des professionnels adaptés pour approfondir les évaluations
3. Évaluation et diagnostic : un parcours à plusieurs niveaux
Selon la complexité de la situation, le diagnostic s’appuie sur différents niveaux d’expertise :
• Évaluation de 2e niveau : Elle est réalisée par des professionnels libéraux, des plateformes de coordination (PCO), ou des structures spécialisées comme les CAMSP, CMP ou CMPP
• Évaluation de 3e niveau : Pour les cas les plus complexes, le recours aux centres experts (CRA, CRTDAH) ou aux services hospitaliers universitaires (CHU) est nécessaire pour finaliser le diagnostic
4. Un accompagnement immédiat et coordonné
Il n’est pas nécessaire d’attendre le diagnostic final pour agir. Dès que des signes d’alerte sont avérés, l’accompagnement débute par
:
• Des aménagements scolaires et des démarches administratives.
• Des séances de rééducation et de la guidance parentale.
La PRERAC NeuroDev HDF (Plateforme Régionale d’Expertise, de Ressources, d’Accompagnement et de Coordination) joue un rôle central pour fluidifier les échanges entre les professionnels et faciliter le parcours des familles
À noter : La réactivité est essentielle. Pour les enfants de moins d’un an, l’accompagnement doit idéalement débuter dans le mois suivant le repérage (dans les trois mois pour les moins de deux ans)
5. Suivi et réévaluation régulière
Le parcours est dynamique. Une réévaluation médicale est systématiquement prévue dans les 6 mois suivant le diagnostic
• En cas d’amélioration ou de réduction des écarts de développement : le parcours peut se terminer ou faire l’objet d’un suivi plus léger
• En cas de persistance des écarts : une réévaluation régulière est maintenue. Elle permet de repérer d’éventuels troubles associés et d’ajuster l’orientation thérapeutique pour continuer à réduire les difficultés de l’enfant




